Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 19 mars 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :
• États-Unis : les croissances de la production industrielle et de l’indicateur avancé ont ralenti en février, tandis que les mises en chantier ont reculé.
• Pour la première fois depuis mars 2009, l’indice américain des prix à la consommation n’a pas enregistré de hausse en février.
• Comme prévu, la Fed n’a pas modifié sa cible pour les taux directeurs. Le communiqué accompagnant cette décision a également peu changé.
• Canada : hausse surprise de l’inflation de référence.
• Canada : les ventes des manufacturiers, des grossistes et des détaillants augmentent fortement.
• La compétitivité des entreprises canadiennes se détériore encore malgré la hausse de leur productivité.
• Le dossier de la Grèce semble encore loin d’être réglé.
• Les marchés soulagés par le ton de la Fed.
• Le huard frôle la parité avec le dollar américain.
Source : Études économique Desjardins
L’économie canadienne semble plus saine que les économies des autres pays développés. Et selon le ministre Flaherty, la confiance des entreprises au Canada est beaucoup plus élevée qu’aux États-Unis.
«En terme relatif, notre économie se comporte très bien par rapport aux économies de nos concurrents. La situation budgétaire de notre gouvernement semble également très bonne. Franchement, nous sommes l’envie des États-Unis, le Royaume-Uni et d’autres économies occidentales développées», a déclaré M. Flaherty aux journalistes.
Il mentionne que la force du dollar canadien par rapport à la devise américaine pourrait aider les entreprises qui importent de la machinerie et des équipements à meilleur marché, même s’il nuit aux exportations.
Une démarche visant à éliminer tous les tarifs sur les matériaux utilisés par les fabricants, proposée dans le budget fédéral la semaine dernière, est également destinée aux redressements des entreprises suivant la récession, a-t-il dit.
Les dernières statistiques démontrent que l’emploi a progressé de 21 000 en février, de fortes hausses du travail à temps plein ayant été partiellement contrebalancées par le repli du travail à temps partiel. Le taux de chômage a légèrement fléchi pour se fixer à 8,2 % en février. En réaction à ces statistiques, les taux à court terme ont bondi. À en juger par les contrats à terme sur les acceptations bancaires de trois mois, le marché obligataire continue de prévoir que le Canada sera le prochain pays à augmenter son taux directeur.
Bref, malgré le fait qu’un déficit se situant à 3,5 % du PIB soit encore préoccupant, on constate que les chiffres du Canada sont favorables par rapport aux États-Unis (10,6 %) et à la Grèce à (14,6 %). Plus important encore, avec un ratio de la dette (nette) par rapport au PIB à 35 %, le Canada a beaucoup plus de marges de manœuvre que d’autres pays qui approchent les 100 %.
(source : VMD)
Voici un aperçu des faits marquants de la semaine se terminant le 12 mars 2010 dans les marchés financiers et dans l’économie :
• La confiance des consommateurs américains diminue encore aux États-Unis.
• États-Unis : les tempêtes semblent n’avoir aucunement affecté les ventes au détail.
• La balance commerciale s’améliore aux États-Unis et au Canada.
• Canada : la récupération du marché du travail se poursuit.
• La Banque du Canada laisse ses taux d’intérêt directeurs inchangés.
• Un an après le commencement du « bull market », les Bourses poursuivent leur remontée.
• La baisse du taux de chômage nuit aux obligations canadiennes.
• Le huard à un sommet de 20 mois.
Source : Études économique Desjardins
Ce n’était pas une surprise de voir le gouvernement et le ministre Flaherty garder le cap sur le Plan d’action économique mis en place l’an dernier. Le gouvernment espère une relance qui sera suffisamment forte pour permettre à l’économie de poursuivre sa croissance de façon autonome.
Le gouvernement table sur un retour à l’équilibre dans environ 5 ans. D’ici 2014-2015, le gouvernment voit ses recettes atteindre 296 milliards. Une augmentation de 63 milliards sur les revenus réels de 2008-2009. Ainsi le gouvernement, selon leur pronostic arriverait à un déficit de seulement 1.8 milliard sur une dette totale de 622 milliards. En 2008-2009, la dette d’élevait à 463.7 milliards et le déficit 5.8 milliards.
Le plan d’action poursuit sa route et , bien sûr, ce budget comporte une multitude de programmes peu coûteux. Tous les budgets en comportent et ils sont nécessaires pour combler des besoins changeants de la population et du secteur des affaires. Pour ce qui est du retour graduel vers l’équilibre, les défis sont grands, surtout dans la recherche d’une plus grande efficacité de l’appareil gouvernemental. Cependant, pour l’instant, il y a peu de raisons de croire que l’objectif ne sera pas atteint.
Le gouvernement semble avoir réussi à répondre aux principales attentes des analystes et des marchés financiers. Le
plan de retour à l’équilibre s’est précisé avec des mesures d’économie qui seront de l’ordre de 17,6 milliards au cours des cinq prochaines années. Les hypothèses formulées à propos des revenus sont plausibles.
Quant aux dépenses, si le gouvernement suit à la lettre les mesures d’économie suggérées dans le budget, il faudra admettre que le pari du retour graduel à l’équilibre budgétaire au cours des prochaines années aura été gagné. Cependant, il ne faut pas oublier que la dette fédérale calculée par les déficits accumulés s’élèvera alors à 622 milliards soit une augmentation de 36 % avant la crise financière.
Cette crise aura coûté cher aux Canadiens, et il faudra un jour ou l’autre établir un plan de remboursement ou de diminution de l’endettement au pays afin de conserver les acquis obtenus grâce à l’assainissement des finances publiques effectué avant la récession.
De plus, même si la situation économique s’est grandement améliorée et que les marchés financiers ont retrouvé un
rythme de fonctionnement plus normal, de nombreuses incertitudes demeurent. Le retour graduel à l’équilibre s’étend sur une longue période et plusieurs événements imprévus pourront survenir, d’autant plus que le vieillissement de la population mettra davantage de pressions sur les finances publiques en général. La partie n’est pas gagnée. Cet environnement demandera encore des sacrifices pour la population canadienne et représente,sans aucun doute, pour plusieurs années un défi de taille!
Source : Études économique Desjardins